Avant-propos
On me demande souvent d'où je viens, pourquoi j'ai passé tant d'années seul dans cette vallée à empiler des blocs, et pourquoi j'ai fini par construire un portail que je n'aurais peut-être jamais dû franchir. Ce texte est ma tentative de répondre à ces questions, telle que je les raconte dans le film — avec mes mots, ma pioche, et un peu de sable des âmes sous les ongles.
Jeunesse et arrivée dans l'Overworld
Je n'ai pas toujours vécu ici. Avant la Surface, avant la mine, il y avait une vie ordinaire — banale, même. Puis un jour, un cube étrange m'a happé, et je me suis retrouvé dans un monde entièrement fait de blocs : de l'herbe carrée, des arbres carrés, des cochons qui trottinaient comme si de rien n'était. J'ai compris très vite une chose : ici, tout se construit, tout se casse, et tout se reconstruit. Il suffisait d'apprendre les règles.
Les années de solitude
J'ai passé ce qui m'a semblé une éternité à creuser, seul. J'ai bâti des maisons, des tours, des fermes, des routes qui ne menaient nulle part sinon à d'autres constructions. Le silence des cavernes est devenu une sorte de compagnon. Beaucoup m'ont pris pour fou de parler à des zombies au coucher du soleil, mais quand on vit assez longtemps ici, on finit par saluer tout le monde — même ceux qui veulent votre peau à la tombée de la nuit.
C'est pendant cette période que j'ai découvert l'Orbe du Destin, un artefact capable d'ouvrir un passage entre les mondes. Je l'ai caché. Je pensais bien faire.
Le Nether et la chute
Ma plus grande erreur a été de m'aventurer trop profondément dans le Nether, où j'ai croisé la route de Malgosha, la reine cochon, et de son armée de Piglins. J'ai fini enfermé, prisonnier de mes propres explorations, pendant que le monde que j'avais construit à la sueur de mon front restait sans défense.
La rencontre avec les nouveaux venus
Puis un groupe d'inadaptés du monde réel a franchi le portail à son tour — Henry, Natalie, Garrett « The Garbage Man » et Dawn. Je ne m'attendais pas à devoir compter sur des étrangers pour m'aider à reprendre ma liberté, mais parfois, ce sont les rencontres les plus improbables qui changent le cours d'une histoire. Ensemble, nous avons dû apprendre à survivre, à fabriquer, à combattre, et surtout, à croire que la créativité pouvait vaincre n'importe quel ennemi.
Ce que j'ai appris
Si mon histoire devait tenir en une leçon, ce serait celle-ci : la solitude peut bâtir des merveilles, mais c'est l'entraide qui les protège. J'ai passé des années à construire seul un monde magnifique et vide. Il aura fallu quatre inconnus tombés du ciel pour m'apprendre qu'un monde ne vaut la peine d'être construit que s'il est partagé.
Aujourd'hui, je continue de miner, de crafter, de poser des torches contre l'obscurité. Mais je ne le fais plus seul — et honnêtement, c'est bien meilleur ainsi.